Plan Dissertation Lart Est-Il Utile


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Une oeuvre d'art, à savoir un ensemble organisé de signes et de matériaux mis en forme par un esprit créateur, ensemble dont la beauté nous procure une satisfaction généralement désintéressée, constitue-t-elle un moyen pour atteindre une fin, une réalité dont l'emploi est avantageux ? Si l'art vise à l'utilité, s'il procure l'utile, n'est-ce pas parce qu'il répond à une fonction précise ? L'oeuvre d'art ne se distingue-t-elle pas de la technique ? Vise-t-elle donc essentiellement l'adapté et le fonctionnel ? Comment une satisfaction désintéressée peut-elle être en liaison avec l'utile ? Le problème essentiel est le suivant : faut-il rapprocher l'oeuvre d'art et les produits de la technique, dont l'essence est utilitaire, puisqu'elle désigne une application de connaissances à la production de biens matériels ?

Quels seraient les critères valables pour juger de l'utilité ou non de l'oeuvre d'art ? L'art ne doit-il être jugé que pour son utilité ? Le peut-il ? Doit-il avoir une utilité, ou doit-il justement ne pas en avoir pour être art ? Ne pourrait-on pas montrer que l'utilité de l'art, ce serait paradoxalement de ne pas en avoir et le soustraire ainsi à cette catégorie qui détermine tant de choses de notre existence, entravant souvent la liberté, pour pouvoir considérer l'art comme un plaisir purement esthétique, sans temps et sans loi ? Qu'entend-on par utilité : s'interroge- t-on sur l'art comme moyen, ou comme engagement (Sartre, Qu'est-ce que la littérature) ? L'art peut-il seulement être pris comme support de connaissance, de culture, de socialisation (Bourdieu, La Distinction) ? Selon Kant (Critique de la faculté de juger), l'oeuvre d'art exprime une finalité sans fin. L'utilité de l'art n'est-elle pas de proposer un univers qui ne corresponde pas à la réalité et qui permette un libre jeu des facultés ?



Mais alors que dans le cas de la technique celui qui produit est conscient des règles et des moyens qu'il doit mettre en place, dans le cas de l'art ces règles et ces moyens sont inconscients. On peut donc dire qu'alors que l'artisan produit grâce à une méthode, alors que l'artiste laisse libre cours à sa fantaisie créatrice. C'est pour cette raison d'ailleurs que la notion de progrès est étrangère au domaine de l'art.*Et si l'art n'a pas besoin de suivre des règles déterminées et réfléchies, c'est parce qu'en aucune manière l'art ne vise la rentabilité au l'efficacité. Ainsi Kant oppose-t-il l'art, activité gratuite, à l'artisanat, activité "mercenaire" : 'L'art se distingue de l'artisanat. Le premier est dit libéral, le second peut aussi s'appeler art mercenaire. On considère le premier comme s'il ne pouvait avoir une issue conforme à sa fin (réussir), que comme jeu, c'est-à-dire comme une activité agréable par elle-même, et le second seulement comme travail, c'est-à-dire comme une occupation en elle-même désagréable (pénible) qui ne peut avoir d'attrait que par ses effets (par exemple le gain)."Emmanuel KANT, Critique de la faculté de juger. Le jugement de goût met en effet au jour un paradoxe. D'une part on ne peut pas prouver d'une chose qu'elle est belle.


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Document concerné : L'art est-il utile ?

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En anthropologie, la culture désigne l'ensemble des croyances, connaissances, rites et comportements d'une société donnée. Certains réservent le terme de culture aux productions non matérielles d'une société, préférant parler de civilisation à propos des productions matérielles.
Ce qui est soumis à la causalité et n'a aucune marge de liberté et d'indépendance.
Attitude qui consiste à mettre son art ou sa pensée au service d'une cause politique. La notion d'engagement est devenue à la mode après 1945 et l'existentialisme.
La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Possibilité, capacité, qui ne se traduit pas forcément par un acte.
Caractère de ce qui tend vers un but de façon consciente (le médicament a pour finalité de soigner le malade).
Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.
Terme ce rapportant au libéralisme économique - cad à la doctrine selon laquelle l'organisation de la société doit être soumise au libre jeu des échanges économiques.
Affirmation qui semble aller contre les idées communément admises ou qui semble contradictoire.
Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement.
Plaisir résultant de l'accomplissement d'une chose que l'on souhaitait, que l'on attendait ou que l'on désirait.
Eléments du langage qui associent d'une façon conventionnelle une suite de sons et un concept.
Processus par lequel un individu s'intègre à la société.
Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.
Le mot dérive du latin universus, qui signifie "tout entier". Lorsqu'il désigne les planètes, les étoiles, les galaxies, l'étendue cosmique, il prend une majuscule. Il s'agit de bien distinguer ce sens astronomique du sens usuel. Parler d'une vérité "universelle" ne signifie pas que l'on se réfère à l'infini cosmique. Universel, en ce sens, désigne ce qui est vrai pour toute l'humanité.
Qualité d'un bien ou d'un capital par laquelle il produit un bénéfice ou un avantage considéré comme satisfaisant par rapport à l'investissement nécessaire pour se l'approprier.
Acte par lequel un avocat reçoit un mandat de son client pour le représenter et l'assister dans un procès.

INTRODUCTION

D’après les spécialistes en sociologie comme Lipotevsky, nous sommes entrés dans une nouvelle forme de capitalisme, le capitalisme artistique. Le capitalisme artistique est un système qui diffuse à grande échelle des biens esthétiques, commerce soutenu par des publicités de plus en plus innovantes et originales ; et qui se targuent d’avoir une certaine dimension artistique, notamment esthétique. Cette nouvelle dimension du capitalisme est remarquable, d’autant plus que l’art de nos jours a de multiples formes. L’art : c’est la musique, les chansons, la littérature, la poésie, la peinture, mais aussi maintenant la photographie ; mais également l’architecture, la sculpture, le cinéma, et même la Bande Dessinée qui est qualifiée de neuvième art . Mais tous les sous-produits dérivés de ces arts peuvent être qualifiés dans une moindre mesure d’artistiques ; comme la mode et la haute-couture qui se veulent de plus en plus créatives et audacieuses ayant pour égéries des tops models surmédiatisés. Les objets du quotidien sont pris dans cette mouvance artistique ; de plus en plus d’objets sont ainsi de type design, l’art de la cuisine et même l’art des bouquets sont sacralisés et sont qualifiés de « créations » ! Et les parfums, la danse, l’orfévrerie, le monde de la coiffure, la décoration intérieure se veulent de plus en plus raffinés, précieux, et donc quasiment artistiques par leur recherche effrénée d’esthétisme. Enfin des objets comme les voitures sont de plus en plus personnalisés comme avec le « tuning-touch » et prétendent pour les passionnés dans ce domaine à devenir des sortes d’œuvres d’art. Mais même le corps humain se veut artialisé avec la mode des tatouages et des piercings. L’omniprésence de l’esthétisme et le culte de l’apparence dans notre société nous font bien voir que nous sommes rentrés dans l’ère du capitalisme artistique . Mais l’art est-il indispensable à la société ? Ou n’est-ce qu’un passe-temps pour désœuvrés ?

PREMIÈRE PARTIE : L’ART N’EST PAS INDISPENSABLE À LA SOCIÉTÉ PAR CERTAINS ASPECTS

PREMIER ARGUMENT : LE PROGRÈS HISTORIQUE DES SOCIÉTÉS REPOSE ESSENTIELLEMENT SUR L’AVÈNEMENT DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES, ET PAS SUR LES ARTS. D’ailleurs, on ne parle pas de progrès en art, comme on le fait dans le domaine des sciences. En science, les théories se succèdent et deviennent de plus en plus performantes pour expliquer l’univers et maîtriser la réalité extérieure. Ainsi, en astronomie, le géocentrisme de Ptolémée a été remplacé à la renaissance par l’héliocentrisme avec Galilée. La théorie de Newton sur la gravitation universelle a permis de rendre compte d’un nombre considérable de phénomènes des lois des marées jusqu’aux différentes phases de la Lune ; puis celle d’Einstein avec la relativité restreinte a permis des progrès incontestables dans l’exploitation de l’énergie nucléaire. Il y a des progrès en science alors qu’en art, on a une succession de mouvances qui sont des changements d’esthétiques ; mais qui ne présentent pas une amélioration de l’approche de la beauté. Par exemple, il y a eu l’art roman, puis l’art gothique. On ne peut dire lequel est le plus beau, ils reflètent une esthétique et une conception différentes de l’existence, c’est tout.

De même, en peinture, le style rococo, qui a succédé au baroque, puis plus tard l’impressionnisme ne sont pas inférieurs ou supérieurs les uns aux autres ; ils sont juste des points de vue esthétiques différents pour aborder la réalité. En tout cas, il n’y a pas de progrès en art, comme en sciences et techniques. C’est donc plutôt la science et les progrès techniques qui en découlent qui sont indispensables à la société plus que l’art.

DEUXIÈME ARGUMENT : PAR AILLEURS, D’UN CERTAIN POINT DE VUE, L’ART PEUT PRÉSENTER DES DANGERS POUR LA SOCIÉTÉ, PREUVE SUPPLÉMENTAIRE QU’IL N’EST PAS INDISPENSABLE À LA SOCIÉTÉ. Ainsi dans la République, Platon consacre une partie de son ouvrage à l’éducation de la jeunesse, et il proscrit certains types de musiques qui seraient susceptibles d’amollir la jeunesse, ou de la pousser à la luxure. Quant à la poésie, pour Platon, elle est encore plus dangereuse, car poussant à l’individualisme, et à préférer l’art de la rhétorique sur la philosophie. Platon préconise ainsi de chasser les poètes de la République, la cité idéale. Évidemment, ces critiques adressés à l’art datent de 2500 ans et paraissent désuètes. Néanmoins,il est vrai que l’art par certains aspects, peut être nocif. Par exemple, pour les jeunes filles, la lecture assidue de beaucoup de romans peuvent les pousser à la recherche d’un amour absolu, à une quête irréaliste d’une belle histoire tissée « à l’eau de rose ». La poésie , notamment à l’adolescence peut pousser à un culte de l’Ego, à une certaine forme d’égoïsme à force de sacraliser les forces de ses émotions et de ses sentiments au détriment du développement de la froide raison cartésienne, pourtant indispensable à l’acquisition de la sagesse. De même l’écoute de certaines musiques peut être jugée inquiétante. Certaines musiques ultra-rock avec leur rythme de batterie saccadée dégage une violence certaine. On peut imaginer facilement le genre de dérapage que peut pousser l’écoute de ces chansons dans une atmosphère nocturne où des jeunes sont déjà surchauffés par l’alcool… L’art sous certaines formes peut donc être nocif, et néfaste à la société.

TROISIÈME ARGUMENT : LES TECHNIQUES ACTUELLES DE PLUS EN PLUS PERFORMANTES RIVALISENT AVEC LE SAVOIR-FAIRE DES ARTISTES ET SEMBLENT LE RENDRE INUTILE. À quoi bon la peinture de nos jours puisque nous avons la technique de la photographie ? Hugo dans son roman Notre Dame de Paris avait prédit la fin de l’architecture avec l’avènement de la littérature grâce à l’invention de l’imprimerie. Ce qui est quelque peu vrai quand on voit certaines œuvres architecturales… Mais la littérature elle-même n’est-elle pas achevée par l’avènement du cinéma ?! A quoi bon lire des centaines de pages de littérature classique avec multiples descriptions à l’appui alors que l’art cinématographique nous propulse instantanément devant des images grandioses ? Les progrès de la technique ne rendent-ils pas les œuvres d’art comme la peinture ou la littérature obsolètes ?!

QUATRIÈME ARGUMENT : ENFIN POUR CERTAINS , L’ART N’A AUCUNE MISSION PARTICULIÈRE QUANT À DES MESSAGES À DÉLIVRER À L’HUMANITÉ. Dans cette perspective, l’art n’apparaît pas alors indispensable à la société. C’est la fameuse thèse de « l’art pour l’art » disent les détracteurs des artistes. L’art n’a aucune utilité sociale, sauf à la limite de distraire. L’art apparaît comme une activité superfétatoire . Il est vrai que la thèse de « l’art pour l’art » est une thèse quelque peu absurde qui a abouti à des œuvres d’une pauvreté spirituelle navrante comme les poésies des dadaïstes ou encore le théâtre fourre-tout d’Alfred Jarry, où à des pièces particulièrement ennuyeuses comme En Attendant Godot de Samuel Beckett où on a deux personnages qui attendent un certain Godot (dont on ne sait rien) et qui soliloquent à deux pendant des heures dans des conversations qui n’ont aucun sens. La thèse de « l’art pour l’art » nous montre l’art comme un luxe dont on pourrait très bien se passer.

TRANSITION

Si l’art n’est qu’une distraction parmi d’autres ; la science apparaît une discipline plus sérieuse et indispensable. Sans doute que l’art sert plutôt d’ailleurs les individus en eux-mêmes plus que la société prise dans sa globalité. Mais la société est composée d’individus. Si l’art fait du bien aux individus ; il en fait sans doute finalement aussi à la société …

DEUXIÈME PARTIE : L’ART EST UN DOMAINE INDISPENSABLE À LA SOCIÉTÉ

PREMIER ARGUMENT : L’ART RÉPOND À DES QUESTIONS QUE LA SCIENCE ET LES TECHNIQUES LAISSENT EN SUSPEND. D’abord la science répond aux questions de type comment ; alors que les arts comme la philosophie répondent aux questions de type pourquoi. Autrement dit, les arts répondent aux questions de type pourquoi. Les arts répondent à des questions dont on ne s’occupe pas en science. Or, l’esprit humain génère aussi bien le comment que le pourquoi. Donc, il est impossible pour l’Humanité de survivre sans activités artistiques.

C’est pourquoi d’ailleurs Hegel dans son Esthétique disait que l’art était une des super-structures de la société avec la religion et la philosophie. Et une société ne saurait subsister sans ces super-structures. Avec la science et les techniques, on répond aux questions de type comment ; mais les questions du type pourquoi ne cessent pas pour autant d’exister. Les sciences et les techniques ne nous fournissent pas de réponses quant au sens des actions et des recherches que nous faisons. La science est un domaine intellectuel basé sur la raison, mais en elle-même, elle n’est pas spirituelle. C’est pourquoi beaucoup de scientifiques aimèrent également la philosophie (comme Descartes, Newton, Lamarck, Leibniz, Einstein…). Mais la philosophie demande un sérieux de l’esprit auquel le commun des mortels n’a pas forcément d’emblée envie de se prêter. Aussi les arts qui répondent à leur manière aux questions du type pourquoi et du sens de la vie par des images, des sculptures, des poèmes, des musiques… est à même de plaire à un plus large public, et de ce fait sont très utiles pour n’importe quelle société donnée. Donner du sens à ce que nous faisons, c’est donner des raisons d’espérer à l’humanité, et l’humanité ne saurait subsister sans espérances.

DEUXIÈME ARGUMENT : UNE AUTRE PREUVE QUI MONTRE QUE L’ART EST INDISPENSABLE À LA SOCIÉTÉ, C’EST QUE SON ORIGINE REMONTE « À LA NUIT DES TEMPS ». Cette quête du sens qui nourrit l’activité artistique est fondamentale pour l’humanité, et c’est pourquoi l’art est aussi ancien que l’humanité. L’art pariétal et les peintures rupestres des grottes préhistoriques sont la preuve que les humains ont toujours eu besoin de faire du beau pour se sentir exister. Même dans des sociétés aussi primitives qu’à l’âge paléolithique, les hommes se devaient d’exorciser leurs peurs et leur admiration pour la nature. Leurs sculptures témoignent ainsi d’un culte de la féminité et de la fécondité puisque ce sont en général des vénus avec des formes sexuelles proéminentes (fesses, hanches, poitrines, ventres gonflés) que l’on a retrouvé de ces âges reculés. Ces sculptures devaient avoir pour mission de donner la fécondité aux femmes, et donc de permettre la perpétuation de l’espèce qui était sans cesse menacée à la préhistoire. Quant aux scènes d’animaux représentés sur les parois des grottes, elles devaient sans doute garantir le succès des chasses. Représenter l’animal par le dessin, c’était déjà une manière de le capturer avant la partie de chasse. Les hommes de la préhistoire ne pratiquaient pas « l’art pour l’art », celui-ci avait une fonction mystique et magique ; il avait déjà une fonction sociale, donner de l’espoir à un clan, une communauté.

TROISIÈME ARGUMENT : LA QUÊTE DU SENS EST TELLEMENT PRÉSENTE DANS L’ACTIVITÉ ARTISTIQUE ET INDISPENSABLE À LA VIE SOCIALE, QUE CELLE-CI A SOUVENT ÉTÉ ENTREMÊLÉE AVEC L’ACTIVITÉ RELIGIEUSE. L’art a , en effet, pour but entre autres de donner des messages qui donnent du sens à la vie humaine. Or, avant l’industrialisation et le développement fulgurant des sciences à partir du XIXème siècle, c’était la religion « qui donnait le ton » sur le sens de l’existence. C’est pourquoi l’Église a fait souvent appel aux artistes pour soutenir ses projets d’évangélisation massive. Les vitraux, par exemple, permettaient d’exposer la vie du christ à des populations majoritairement analphabètes. En Égypte antique, l’art n’était pas non plus séparé de la vie religieuse, puisque les fresques murales et l’architecture monumentale étaient au service du pharaon, considéré comme un Dieu. Que l’art se soit trouvé si souvent mêlé à la religion n’est pas un simple hasard, cela traduit bien que l’art a pour mission d’élever le genre humain à un degré de conscience supérieur ; ce qui est indispensable au maintien de toute société.

QUATRIÈME ARGUMENT : L’ART EST UTILE AUSSI SOCIALEMENT, CAR IL PEUT REVÊTIR UNE FONCTION DE CATHARSIS. La « catharsis » est un phénomène psychique exposé par Aristote dans sa Poétique. La « catharsis », c’est le fait qu’en s’identifiant à tel ou tel personnage d’une œuvre d’art ; par exemple, dans une pièce de théâtre, le spectateur exorcise ses tourments intérieurs. L’art, autrement dit, dans sa fonction cathartique a une dimension initiatique puisqu’il permet à l’individu de prendre conscience de ses conflits psychiques et de ses problèmes personnels. Par exemple, à la lecture d’un livre, une femme en lisant l’histoire éprouve un choc ; car ce que raconte l’auteur, elle l’a déjà vécu elle-même dans le passé, et alors cela permet à un souvenir oublié de resurgir « comme par magie », et ce qui était inconscient revient à la surface de l’esprit, c’est à dire à l’état conscient. L’art a donc aussi une fonction thérapeutique d’un point de vue psychique, ce qui est utile socialement.

CINQUIÈME ARGUMENT : L’ART A DONC UNE FONCTION SOCIALE INDÉNIABLE, CAR DE PLUS, IL EST LÀ POUR ÉLEVER LES SENTIMENTS HUMAINS ET DÉVELOPPER LA VIE SPIRITUELLE DES INDIVIDUS. Par exemple, en lisant des romans d’une haute teneur du point de vue de l’exploration de l’âme humaine et avec un style soutenu, comme dans des livres de Victor Hugo, l’enfant, l’adolescent apprend à se forger sa propre vie intérieure. En exposant les tourments des âmes, grandes ou mesquines, le lecteur apprend « les choses de la vie » ; notamment la lutte éternelle entre les forces du Bien et du Mal. Lire régulièrement des livres bien écrits permet par ailleurs à l’individu une maîtrise de la langue plus grande, et donc une pensée plus puissante. L’écoute de la musique permet le « rêve éveillé » et notamment à l’adolescence, cela a une fonction essentielle pour forger sa propre personnalité. Ainsi l’art est un facteur important de civilisation, et aucune société ne peut vivre sans art.

CONCLUSION

Nous sommes effectivement arrivés à l’heure du capitalisme artistique, mais ce qu’il faut voir aussi , c’est que la pratique artistique devient de plus en plus répandue. Et c’est vrai qu’on a tous en nous un côté artiste. De plus en plus de personnes peignent, jouent de la musique, font du théâtre.
L’art est indispensable à la société car il permet d’élever le sens du goût et de la réflexion. Sans culture, sans art, l’individu lambda est banal. Le développement de la personnalité suppose un enrichissement par l’art , soit en tant qu’amateur, lecteur, auditeur, soit en étant créateur à son tour, c’est à dire artiste

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